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Guide en mer Souvenirs de navigations, de voiliers et de bateaux

Méfiance sur internet !

Roland Fardeau
Méfiance sur internet !

La règle : être vigilant. Les sites de vente d’équipements nautiques ne sont pas responsables des fraudes et arnaques qui y sont commises. Sur le bon coin, le site que tout le monde consulte pour trouver la bonne affaire ou acheter du matériel d’occasion qu’on ne trouve plus chez les concessionnaires, informe le consommateur des arnaques possibles. Traditionnellement, c'est à l'acheteur de vous payer avant d'envoyer le produit. Eviter les relations avec des personnes étrangères. Eviter à tout prix les paiements en ligne de type Paypal ou autres si vous n'êtes pas à l'aise avec ces outils. Idem concernant le Mandat Cash, venant d’Afrique. Afin de réaliser vos transactions pour des petites sommes, assurez-vous de vous faire payer en espèce ou bien par virement bancaire. Western Union précise d’ailleurs «qu’il est interdit d’utiliser ses services pour régler directement des achats de biens, notamment ceux effectués via Internet. Ne pas payer de frais de transport. Avoir toutes les coordonnées de l'acheteur. Nom, prénom, adresse et surtout numéro de téléphone. En effet, on peut facilement cacher son identité derrière un pseudo ou un mail mais il est bien plus difficile de se faire passer pour un autre au téléphone.

 

La mention « urgent cause départ » mérite également un minimum de méfiance.

Les remises de plus 20 % ou les prix très bas peuvent cacher un défaut. Le vendeur peut vouloir se débarrasser d’un produit volé ou génant pour lui. Une barque par exemple vendue 700 euros alors que l’acheteur l’avait récupéré sur les bords de la Loire.

Aucun vendeur, qu’il soit particulier ou professionnel, n’est en droit de vous réclamer des arrhes pour l’achat d’un bateau. N’acceptez donc jamais de payer un acompte, à plus forte raison si vous n’avez pas vu le bateau et rencontré son vendeur. 

 

Vérifiez l'historique du bateau

A moins de bien connaître le vendeur, exigez de voir le carnet d'entretien du bateau ainsi que les factures d’éventuelles réparations. Un moteur hors bord par exemple qui tourne dans le garage mais une fois chez vous, c'est la panne. Si carnet et factures n'existent plus, n'achetez pas !

 

Exigez une pièce d'identité

S'il est honnête, votre vendeur ne se sentira pas vexé si vous lui demandez de vous présenter une pièce d'identité. Vous pourrez ainsi vérifier que c'est le même nom qui figure sur l’acte de francisation.

 

Indispensable : vérifier l’état sur l’eau

Il est important devant le vendeur de tout faire fonctionner avant d'acheter. Une annexe achetée dans le jardin du vendeur, bien gonflée, même à un petit prix (200 euros), peut cacher un gros défaut. Une fois mise à l'eau, deux personnes à bord, vous vous apercevez que le caoutchouc se décolle et l'eau rentre par le fond. Trop tard ! 

 

La transaction finale doit se faire au domicile du vendeur.

L'achat d'un bateau d'occasion doit se finaliser au domicile du vendeur. Il faut exiger de prendre un rendez-vous, non pas uniquement parce que c'est plus confortable mais parce que cela vous permettra de vérifier que l'adresse du vendeur est la même que celle qui est mentionnée sur l’acte de francisation.

 

Jamais de règlement en espèces pour les gros achat

Pour les transactions entre particuliers, le paiement en espèces est autorisé si la somme n'excède pas 3 000 euros TTC. Le non respect de cette règle peut entraîner une amende pouvant atteindre 15 000 euros. Mais au-delà de 500 €, un vendeur « normal » exigera le plus souvent un chèque et, de préférence, un chèque de banque. Et si, pour une transaction supérieure à 1 000 €, le vendeur exige toujours du liquide, laissez tomber !

Retenez surtout, qu’en cas de problèmes ultérieurs, il sera toujours plus difficile de se retourner contre le vendeur s’il n’existe aucune trace de votre règlement.

 

Numéros de téléphone commençant par 0899 ou 089. N’appelez jamais !

Ne rappelez surtout pas ! Ce simple appel vous sera facturé plus d’un euro. Ces numéros sont en effet des numéros surtaxés qui enrichissent facilement les petits malins qui les ont créés.

 

Et pour finir, faîtes venir un expert… sinon pas d’achat !

Pour l'achat d'un bateau d'occasion, ne prenez pas le risque de payer sans avoir été conseillé par un expert. Celui-ci vous prendra entre 350 et 600 euros mais il aura ausculté le bateau de fond en comble. Risque d'Osmose que vous n'aurez pas vu, de mauvaise réparation dans la jonction coque/quille ( j'ai eu l'occasion de visiter en Croatie un 49' dont le prix était alléchant. 3 jours sur place avec un expert pour découvrir que ce bateau avait eu une grosse réparation ente la quille et la coque. Invisible à l'oeil nu. Le vendeur a été surpris de notre découverte mais en consultant son assurance on s'est aperçu qu'il était bien au courant. Il a avoué. On a laissé tomber. De toute façon, cette expertise peut vous être demandée par les assurances. 

 

La règle : être vigilant et ne pas se presser sur un coup de foudre ou par passion. C'est souvent le cas pour acheter un bateau.

  

 

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